MA BALADE DU 16 MARS 2018 -  MERCI A DanyAngel J. MUSIQUE : Caribbean Blue" de Enya

La Garde-Adhémar est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'histoire de cette commune est liée à celle de la famille d'Adhémar, qui lui a donné son nom.

Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge, une importante place forte de la famille d'Adhémar. Au XVIe siècle, un château Renaissance fut édifié par Antoine Escalinbaron de La Garde, ambassadeur et général des galères de France.

Ce château, détruit à la Révolution, fut la demeure de Pauline de Grignan, marquise de Simiane, fille de Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan, et petite-fille de Mme de Sévigné. Le château faisait partie de la succession du marquis de La Garde, mort en 1713, dont Mme de Simiane fut la légataire universelle. Une tour subsiste encore, on dit que Charles IX et Catherine de Médicis y auraient passé une nuit!

Ce n’est sans doute qu’au XIe siècle que fut implanté sur l’éperon rocheux le castrum de « La Garde » dont le nom souligne la fonction défensive sur un site propice à la surveillance de la vallée du Rhône et du vallon du Rieu. Un premier rempart (fin XIe-XIIe siècles ?) enserra les édifices vitaux - l’ensemble castral et l’église Saint-Michel - et quelques habitations. Au XIIIe siècle, les populations paysannes du Val des Nymphes attirées par le renforcement du pouvoir seigneurial de la famille des Adhémar, s’installèrent à l’intérieur du castrum de La Garde ce qui nécessita son extension et la construction d’une seconde enceinte. L’habitat et trois églises du Val des Nymphes (Saint-Martin, Saint-Pierre, Saint-Roman) disparurent tant du paysage que de la mémoire collective. Dans le castrum, les réaménagements médiévaux du bâti soulignent la fonction résidentielle plutôt que défensive : les observations archéologiques actuelles mettent en évidence des maisons-tours romanes, une aula (pièce résidentielle) 

                      lagarde

Le Val des Nymphes, une Légende

Le prieuré du Val des Nymphes est une chapelle romane située près de La Garde-Adhémar dans le département français de la Drôme et la région Rhône-Alpes.

Cette chapelle du XIIe siècle constitue un des plus beaux exemples d'art roman provençal inspiré de l'antique, au même titre que la chapelle Saint-Quenin de Vaison-la-Romaine, l'église de Saint-Restitut, la Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon, la chapelle Notre-Dame d'Aubune à Beaumes-de-Venise et l'église Notre-Dame-du-Lac du Thor.

Le site du Val des Nymphes, dont le nom viendrait du culte gallo-romain aux déesses nymphes installé près des sources qui arrosent le site, est occupé dès le haut Moyen Âge. Il constitua le principal site de peuplement de la commune de La Garde-Adhémar et fut christianisé entre le Ve et le VIIe siècle : y subsistent encore des vestiges de l'église Saint-Martin et des nécropoles chrétiennes.

En ce site déjà densément peuplé, les Bénédictins de Tournus fondèrent un prieuré vers le XIe siècle.

À partir du XIIIe siècle, la population se déplaça vers le bourg castral fortifié de La Garde-Adhémar.

Le prieuré du Val des Nymphes semble également déserté dès le XIVe siècle par les moines qui se réfugient à l'intérieur des remparts. Parmi les quatre églises du Val des nymphes qui existaient au début du XIIe siècle, seule l'église priorale Notre Dame survécut.

Donnée par une bulle du pape Paul III du 4 janvier 1540 à l’église collégiale de Grignan, elle est régulièrement entretenue par la communauté villageoise jusqu'à la Révolution.

Au XIXe siècle, elle fut abandonnée et tomba en ruines : sa voûte s’écroula.

La chapelle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.

L’édifice fut restauré en 1991 par les Monuments historiques et retrouva une couverture.

                 VAL_DES_NYMPHES fresque VAL DES NYMPHES