MERCI A bredouilleSKB - Troisième partie de "Léo Ferré par lui-même" (Arte, 1994). Léo Ferré chante "Le temps du tango" (J.-R. Caussimon / L. Ferré) "Paris Canaille" (L. Ferré, également interprété par Catherine Sauvage) "Le piano du pauvre" (L. Ferré) et "Les poètes" (L. Ferré). 

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Léo Albert Charles Antoine Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti (Toscane), fut un auteur-compositeur-interprètepianiste et poète français puis monégasque. Ayant réalisé plus d'une quarantaine d'albums originaux couvrant une période d'activité de 46 ans, de culture musicale classique, il dirige à plusieurs reprises des orchestres symphoniques, en public ou à l'occasion d'enregistrements discographiques. Léo Ferré se revendiquait anarchiste et ce courant de pensée inspire grandement son œuvre.

Léo Ferré est une référence incontournable de la chanson française. Mêlant l'amour et la révolte, le lyrisme et le registre familier, l'érudition et la provocation, l'ironie (souvent grinçante) et le sublime, la plus grande simplicité et la démesure épique, Ferré dépeint des états d'âme plus qu'il ne raconte des histoires avec des personnages. Son chant secoue plus qu'il ne flatte. Cet artiste est celui par qui la chanson a su acquérir un langage véritablement critique!

LEO FERRE est considéré poète marquant de la deuxième moitié du XXe siècle, avec une expression riche et profonde, où l'influence du surréalisme se fait sentir notamment dans la seconde moitié de l'œuvre enregistrée. Il utilise un vocabulaire étendu, des champs lexicaux récurrents plutôt inattendus par rapport aux sujets choisis, il joue avec la connotation usuelle des mots, forge des néologismes, crée des images complexes s'engendrant les unes les autres, avec de nombreux changements de registre et de rythme ; l'intertexte littéraire y est abondant, le sens rarement univoque.

En tant qu'écrivain, il a abordé – en les subvertissant à des degrés divers – le récit d'enfance romancé (Benoît Misère, 1970), le genre épistolaire (Lettres non postées, inachevé), la chronique autobiographique (Les Années blêmesL'An soixante-huit), l'essai (Technique de l'exilLe StyleLes idoles n'existent pasIntroduction à l'anarchieIntroduction à la poésie/Le mot voilà l'ennemi !Introduction à la folie), le portrait, voire l'autoportrait (préface à l'édition au Livre de poche des Poèmes saturniens de Paul Verlaine, 1961 ; préface au recueil consacré à Jean-Roger Caussimon dans la collection Poètes d'aujourd'hui, 1967). Il s'est frotté au théâtre (L'Opéra des rats, 1983), il a publié des recueils de poésies (Poète... vos papiers !, 1956 ; Testament phonographe, 1980) et composé de vastes poèmes ouvragés (La Mémoire et la Mer (version longue)Le Chemin d'enferPerdrigal/Le LoupTestament phonographeDeath… Death… Death…Métamec).

Léo Ferré est un infatigable passeur. En mettant en musique ses modèles et ses affinités, notamment ApollinaireBaudelaireVerlaineRimbaudVillonAragonet quelques autres (RutebeufCesare PaveseJean-Roger Caussimon…), il contribue à en maintenir l'aura auprès d'un public élargi.

Article détaillé : Liste des poètes chantés par Léo Ferré. (WIKIPEDIA)

Hors de la chanson, Léo Ferré s'est essayé à la composition de différents genres : l'opéra avec La Vie d'artiste (inédit), l'oratorio en 1953 avec La Chanson du mal-aimé (texte d'Apollinaire), le ballet chanté en 1956 avec La Nuit, la musique instrumentale avec la Symphonie interrompue (1954), Le Chant du hibou(1983), Le Concerto pour bandonéon (inachevé), et enfin la musique de film pour Douze heures d'horloge (1959), avec Lino Ventura, ou L'Albatros de Jean-Pierre Mocky (1971).

Il faut ajouter à cela la direction d'orchestre, qu'il apprend en autodidacte. De 1975 à 1990, Léo Ferré dirige occasionnellement les orchestres symphoniques qu'on veut bien lui prêter, lors de représentations en France, en Italie, au Canada, en Espagne, en Suisse et en Belgique.!

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