Pierre Rabhi est né Rabah Rabhi le 29 Mai  en 1938 dans une famille musulmane de Kenadsa, près de Colomb-Béchar, une oasis dans le sud de l'Algérie. Sa mère meurt de tuberculose alors qu'il est âgé de 4 ans. Ses frères vivent à Béchar et Kenadsa.

Son père, forgeron, musicien et poète le confie à l'âge de 5 ans à un couple de Français, un ingénieur gaulliste et une institutrice, venus travailler dans les houillères du Sud Oranais dans son village natal. Plus tard, le père est contraint de fermer son atelier et de travailler à la mine, ce qui marque la réflexion et la pensée du fils.

Le jeune Rabah quitte Kenadsa pour Oran avec sa famille d'adoption et y suit deux années d'études secondaires. À l'âge de 16 ans, à Oran, il se convertit au christianisme et adopte le prénom Pierre. Il commence à travailler dans la dentisterie, puis en tant qu'employé de banque. Lorsque la guerre d'Algérie éclate en 1954, il se trouve dans une situation de double exclusion, fâché avec son père pour s'être converti, et avec son père d'adoption qui le met à la porte un soir pour avoir critiqué le maréchal Alphonse Juin. Depuis, il a déclaré ne plus se sentir lié à une religion en particulier, la dimension spirituelle de sa réflexion s’étant profondément élargie

Arrivé à Paris, il trouve un poste d'ouvrier spécialisé ; dans l'entreprise où il travaille, il rencontre Michèle, avec laquelle il se mariera et dont la belle-famille boycotte l'union. Tous deux nourrissent le rêve de s'extraire de leur vie urbaine et pensent à l'agriculture. Ils rencontrent le docteur Pierre Richard, un médecin écologiste, qui travaillait à la création du Parc national des Cévennes, et qui les encourage dans leur démarche.

Ils décident de se rendre en Ardèche pour s'y installer définitivement en 1960, précédant le mouvement néorural de la fin des années 1960. Ils se marient à Thines. Pierre Rabhi devient père et, sans aucune connaissance agricole, s'inscrit dans une Maison familiale rurale.

Après trois ans comme ouvrier agricole, en 1963 il devient lui-même paysan dans les Cévennes ardéchoises. Il se lance dans l'élevage caprin avec l'intention de ne pas reproduire les modèles de productivisme, et expérimente l'agriculture biodynamique.

Après des débuts difficiles, le couple acquiert assez d'expérience pour accueillir et conseiller à partir de mai 1968 d'autres néo-ruraux. Quinze années leur seront nécessaires pour parvenir à vivre de leur ferme. Pierre Rabhi témoigne en 2015 : « Il y a plus de cinquante ans, ma femme et moi avons choisi notre lieu de vie, Montchamp, précisément pour son harmonie. Perdue au sommet d'une montagne de l'Ardèche, cette ferme nous comblait de silence, d'air pur, de mystère aussi, en dépit des obstacles “objectifs” : il n'y avait ni électricité ni eau courante, un chemin à peine praticable par temps de pluie, un sol sec et rocailleux. »

En 1978, Pierre Rabhi est chargé de formation en agroécologie par le Cefra (Centre d'étude et de formation rurales appliquées).

À partir de 1981, il se rend au Burkina Faso en tant que « paysan sans frontières » à la demande du gouvernement de ce pays avec le soutien du Centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement (Criad). En 1985, il crée, avec son ami Maurice Freund, un centre de formation en agroécologie à Gorom-Gorom, avec l'appui de l'association Le Point-Mulhouse, le premier du continent. En 1986, l'écologiste français René Dumont est chargé par l'association d'évaluer le travail de Pierre Rabhi, et se montre très critique avec les méthodes et surtout les croyances appliquées sur place par Pierre Rabhi. Pierre Rabhi aurait bénéficié de l'appui du président Thomas Sankara qui voulait faire de l'agroécologie une politique nationale avant d'être assassiné en 1987.

En 1988, il fonde le Carrefour international d'échanges de pratiques appliquées au développement (Ciepad) avec l'appui du conseil général de l'Hérault. Il met en place un « module optimisé d'installation agricole », des programmes de sensibilisation et de formation, et de nombreuses actions de développement à l'étranger (MarocPalestineAlgérieTunisieSénégalTogoBéninMauritaniePologneUkraine…).

En 1992, il initie le programme de réhabilitation de l'oasis de Chenini-Gabès en Tunisie. Depuis 1994, il anime le mouvement Oasis en tous lieux, promouvant le retour à une terre nourricière et la reconstitution du lien social.

La même année, il fonde l'association Les Amis de Pierre Rabhi, rebaptisée en 1998 Terre & Humanisme. L'association a pour objet la promotion et la transmission de l'agroécologie.

En 1997 et 1998 il participe à l'élaboration de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CLD, ou CNULCD)

De 1999 à 2001, il lance de nouvelles actions de développement au Niger (région d'Agadez) et au Mali (région de Gao).

En 2002, il crée le « Mouvement Appel Pour une Insurrection des Consciences (Mapic) » afin de se présenter à l'élection présidentielle. Cependant il n'obtient que 184 parrainages d'élus sur les 500 requis.

En 2003, il rencontre Michel Valentin avec qui il crée en 2004 Les Amanins, un site agroécologique dans la Drôme sur la commune de La Roche-sur-Grane. Cette association sans but lucratif travaille dans trois axes : l'agriculture, l'éducation et la construction, autour de la question « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels enfants laisserons-nous à la planète ? ».

                                  
                       Stand de l'association Terre et humanisme au salon bio Marjolaine, en 2016.

Il anime régulièrement des conférences ou des ateliers sur les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance. Considéré comme artisan de l'altermondialisme, il est invité lors du Forum social européen, et intitule un de ses exposés « Donner une âme à la mondialisation ». Il crée en 2007, avec Isabelle Desplats, Cyril Dion et quelques autres, le Mouvement pour la Terre et l'Humanisme, ensuite appelé mouvement Colibris. Sa mission est « d’inspirer, relier et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société ». Il a fait partie du comité éditorial du mensuel français La Décroissance et est vice-président de l'association Kokopelli qui œuvre à la protection de la biodiversité (à la production et à la distribution de semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique) et à la régénération des sols cultivés.

En 2011, Pierre Rabhi reçoit le prix du développement durable du lycée Champollion de Grenoble. Il participe à l'inauguration d'un jardin portant son nom à Saint-Alexandre dans le Gard, suivie d'une conférence.

En 2012, il rejoint le comité d'honneur de la Flac (Fédération des luttes pour l'abolition des corridas). Le 30 juin 2012, il inaugure à Bédarieux (Hérault) un parc public, portant son nom. Le 16 juillet 2013, il publie dans le journal Le Monde, avec Susan George et Edgar Morin, une tribune soutenant l'initiative citoyenne européenne« Arrêtons l'écocide en Europe ».

Il est soutenu par plusieurs personnalités, comme l'actrice Marion Cotillard ou l'entrepreneur Jacques-Antoine Granjon4. De manière plus générale et bien qu'il s'en défende, Pierre Rabhi est considéré, autant chez certains de ses admirateurs que chez ses détracteurs, comme une sorte de « gourou ». Il revendique en revanche ouvertement l'influence de Jiddu Krishnamurti (1895-1986).

Il a créé une fondation qui était sous la tutelle de la Fondation de France. Elle est depuis devenue un fonds de dotation

Le 1er février 2017, il reçoit des mains d'Anne Hidalgo la médaille Grand Vermeil de la ville de Paris.

Pierre Rabhi est aujourd'hui à la tête d'une puissante organisation, soutenue par de nombreux mécènes issus du show-business (comme Mélanie Laurent ou Marion Cotillard) ainsi que par des fortunes aristocratiques (Constance de Polignac, Patrice de Colmont)!! (SUITE SUR WIKIPEDIA)

            

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