LA LEGENDE DE LAO TSEU !!

Lao Tseu ou Laozi ou Lao Zi , plus communément appelé en Chine Tàishàng lǎojūn « Seigneur suprême Lao »), de son vrai nom Li Er (李耳Lǐ ěr), aurait été un sage chinois et, selon la tradition, un contemporain de Confucius (milieu du VIe siècle av. J.-C. – milieu du Ve siècle av. J.-C., fin de la période des Printemps et Automnes). Il est considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme. Il serait né dans le pays de Chu du royaume des Zhou et serait parti pour une retraite spirituelle vers l’ouest de la Chine actuelle avec une destination inconnue. Les informations historiques le concernant sont rares et incertaines et sa biographie se développe à partir de la dynastie Han, essentiellement à partir d’éléments surnaturels et religieux ; quelques chercheurs sceptiques estiment depuis la fin du XXe siècle qu'il s’agit d’un personnage fictif ou composite, et non proprement historique.

Les circonstances de sa naissance extraordinaires : sa mère, qui l’aurait conçu en apercevant une comète ou un dragon volant alors qu’elle était assise sous un prunier – d’où son nom de famille Li - l'aurait porté pendant huit ou quatre-vingt-un ans. Lorsqu’il naquit avec les cheveux blancs – origine pour certains du nom Lao (vieux) - une comète apparut dans le ciel et neuf dragons sortirent de terre pour le baigner. C’est ce dernier détail, joint au fait que selon Bian Shao, son lieu de naissance se situait au confluent des rivières Guo et Gu et sur la rive yáng de la Guo, qui a encouragé la ville de Guoyang à postuler la place de lieu de naissance du sage. Il y existe en effet un site appelé « Puits des neuf dragons » qui daterait des Printemps et des Automnes.

L’image la plus courante de Lao Tseu en fait un personnage extraordinaire. Conçu miraculeusement par le passage d’une comète ou l’ingestion par sa mère d’une prune (li, nom de famille qui lui est généralement attribué) magique, il naît avec des cheveux blancs et une barbe, d’où son surnom d’ancien (lao), et des oreilles aux lobes très longs, signe de sagesse. Archiviste à la cour des Zhou et contemporain de Confucius qui le reconnaît comme un maître et un être extraordinaire, il finit par quitter le pays âgé d’au moins 60 ans, lassé des dissensions politiques. Il part vers l’ouest monté sur un buffle ; arrivé à la passe qui marque la frontière, il rédige le Livre de la Voie et de la Vertu à la demande du gardien Yin Xi puis continue son voyage. Personne ne sait alors ce qu’il devient, mais certains pensent qu’il ne meurt pas ou qu’il se réincarne, réapparaissant sous différentes formes pour transmettre le Tao !

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Avant le bouddhisme, et en particulier à partir des Han, le taoïsme s'est défini comparé à son rival, le confucianisme. Cependant, ces deux courants de pensée partagent l'héritage du fond culturel chinois, qui est bien plus important que ce qui les sépare, et sont ainsi plus complémentaires qu'antagonistes. Les lettrés chinois les ont le plus fréquemment perçus comme deux moyens différents d'arriver au même but : la sagesse pour soi et la société. Chacun est efficace dans son domaine, et on peut particulièrement bien, comme le dit l'adage, être «confucianiste le jour et taoïste la nuit».

  PHILOSOPHIE :  SITE :  http://www.histophilo.com/taoisme.php

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