LES HIPPIES 60/70

Le film est l'adaptation de la comédie musicale de même nom de Gerome Ragni (en)James Rado (en) (paroles) et Galt MacDermot (musique), datant de la fin des années 1960. Celle-ci rencontra un énorme et improbable succès, délaissant tous les clichés et structures du genre et s'attaquant de front à deux phénomènes de société liés à l'époque : le mouvement hippie et la guerre du Viêt Nam.

Cette adaptation intervient alors que ces deux phénomènes appartiennent au passé. Les premiers projets remontaient pourtant à l'époque où la comédie était encore sur scène à Broadway mais n'avaient pas abouti. George Lucas, par exemple, préféra se consacrer à American Graffiti qui lui tenait plus à cœur.

Le mouvement hippie est un courant de contre-culture apparu dans les années 1960 aux États-Unis, avant de se diffuser dans le reste du monde occidental. Les hippies, issus en grande partie de la jeunesse nombreuse du baby boom de l'après-guerre, rejetaient les valeurs traditionnelles, le mode de vie de la génération de leurs parents et la société de consommation.

L'ouverture à d'autres cultures, un besoin d'émancipation, la recherche de nouvelles perceptions sensorielles et d'états de conscience modifiés, les amenèrent aux expressions artistiques du psychédélisme. Dans leurs communautés, ils espéraient vivre librement, dans des rapports humains qu'ils voulaient plus authentiques. En rupture avec les normes des générations précédentes, le mouvement a eu une influence culturelle majeure, en particulier dans le domaine musical. La diffusion d'une partie des valeurs issues de ce courant a accéléré l'évolution des mœurs de la société occidentale dans son ensemble, même si le mouvement lui-même a perdu progressivement son ampleur.

Même si le phénomène hippie à proprement parler naît véritablement aux États-Unis au début des années 1960, il existe des similitudes avec les philosophes cyniques, tel le Grec Diogène de Sinope, au IVe siècle av. J.-C.. Le mouvement hippie a également des racines communes avec l'amour libre du mazdakisme iranien du VIe siècle et on pourrait également citer Jean-Jacques Rousseau parmi ceux qui l'influencèrent! Mais les prémices les plus claires se manifestent au XIXe siècle.

En Allemagne, dès 1896, la Lebensreform, inspirée du paganisme ancien, avec les wandervogel et les naturmensch, précédait les hippies de plusieurs décennies. Adolf Just ouvrit son premier centre en 1896 dans les montagnes du Harz et publia son livre best-seller intitulé Retourner à la nature !, qui devint le modèle des « enfants de la nature » la même année. Les photographies de l’époque, si elles n’étaient pas en noir et blanc, pourraient ainsi donner l’impression d’avoir été prises dans une communauté hippie des années 1960 aux États-Unis. Un immigrant allemand, Bill Pester, s'installa en 1906 à Palm Canyon en Californie dans une hutte pour vivre un mode de vie en tout point identique à celui qui allait surgir au sein de la société américaine soixante ans plus tard. Un autre Allemand, Maximillian Sikinger, s'installa à Santa Monica Mountains à partir de 1935 pour inspirer les Américains à devenir des « nature boys » (des « garçons de la nature ») et fut très actif au sein du mouvement hippie des années 1960.

Les précurseurs directs dans les années 1950 sont les membres du mouvement littéraire de la Beat generation, dont les figures emblématiques William BurroughsAllen Ginsberg et Jack Kerouac furent des références pour le mouvement hippie.

Le mouvement hippie est considéré par l'historien de l'anarchisme Ronald Creagh comme la dernière résurgence spectaculaire du socialisme utopique, qui se caractérise par une volonté de transformation de la société non pas à travers une révolution politique, ni sur une action réformiste impulsée par l'État, mais sur la création d'une contre-société socialiste au sein même du système, en mettant en place des communautés idéales plus ou moins libertaires. Cette filiation est par ailleurs revendiquée par certains d'entre eux, comme les Diggers de San Francisco dont le nom est une référence à un collectif de squatteurs du XVIIe siècle.

La Désobéissance civile (1849), œuvre de Henry David Thoreau théorisant ce radicalisme, fut une référence pour les pacifistes des années 1960!

     Jean_L_on_G_r_me___Diogenes_  "DIOGENE" -  JEAN-LEON GERÔME  1860

Peace and love, « paix et amour », est l'expression du pacifisme hippie des années 1960. Un autre slogan, issu de la guerre du Viêt NamMake Love, not War, « faites l'amour, pas la guerre » a été repris par le courant hippie pour les mêmes raisons ; l'expression apparaît en 1974 dans la chanson Mind Games de John Lennon.

Flower Power, « le pouvoir des fleurs », est une autre expression pacifique qui trouve son origine dans le Summer of Love de 1967 à San Francisco. Consigne était alors donnée de « porter des fleurs dans les cheveux », comme l'illustre la chanson de Scott McKenzie San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair). Les hippies furent dès lors communément appelés flower children, les « enfants-fleurs ». L'ensemble de ces expressions cherchaient à traduire une opposition à la guerre et à la violence en général, sans pour autant que les revendications soient toujours plus élaborées ou véritablement théorisées. (SUITE SUR WIKIPEDIA)

                             hippies 

                                                         LE POUVOIR DES FLEURS!!

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