27 novembre 2007
LES FLEURS DE L'EAU
LES FLEURS DE L’EAU (Alix Lefief)
LE PAPYRUS : Du papier aux barques !!
Le mot viendrait de l’égyptien pap-ouro (celui du toi, le royal).
Dans l’Antiquité égyptienne, le roi avait le monopole sur cette matière. Poussant en abondance sur les rivières du Nil, le Cyperus papyrus servait à fabriquer du papier, des pagnes, sandales, cordes et même des barques.
Sacré, synonyme de renaissance, il était très présent lors des cérémonies religieuses.
LE LOTUS : Une fleur sacrée !!
On réunit sous le mot lotus (du grec : lôtos) divers arbustes, plantes et herbes aquatiques.
Le plus commun est le lotus sacré ou nélombo. Pour les bouddhistes il incarne le destin de l’homme, qui, quelle que soit sa condition, peut accéder à « l’éveil » !!
Il est considéré comme symbole de pureté et de longévité dans de nombreuses civilisations et religions.
LE SAGITTAIRE : Suivez les flèches !!
On reconnaît facilement cette grande plante aquatique grâce à ses feuilles en forme de flèches.
D’où son surnom fléchière ou de flèche d’eau.
Son nom de sagittaire vient du latin (sagitta : flèche).
Elle développe aussi des feuilles flottantes en forme de cœur ou des feuilles immergées semblable à des rubans, ainsi que des petites fleurs rose pâle, le long de sa tige.
LE NENUPHAR : Au fil des eaux calmes !!
Chez certaines espèces, les feuilles peuvent atteindre 3m de diamètre !
Cette plante à fleur blanche, jaune, violacée ou rouge pousse un peu partout dans le monde, dans les eaux calmes des lacs et des étangs.
Le lot nénuphar est originaire du sanskrit nilautpala, composé de nila (bleu-noir) et d’utpala (fleur de lotus) !
Baptisé nymphéa, car il fait partie, comme le lotus blanc, de la famille des nymphéacées.
Il est utilisé en cosmétique, pour ses vertus antioxydantes et hydradantes et en infusion apaisante.
LE JONC : Faisait dans la chandelle !!
Cette herbacée vivace, de la famille des joncacées, se caractérise par ses tiges droites et souples. Le jonc, du latin Juncus, vit dans les zones de marécages, bassins, étangs ou même près des fossés.
Il en existe de nombreuses variétés, certaines développant de petites fleurs.
Avant que l’usage de la bougie n’e se répande au XIXe siècle, cette plante était utilisée pour fabriquer des chandelles.
On trempait les tiges dans de la graisse, puis on les laissait durcir avant de les enflammer dans des brûle-joncs !!
LE ROSEAU DES ETANGS : Des épis comme des cigares !!
Appelée aussi roseau de la passion, canne de jonc, chandelle, massette, masse d’eau, quenouille…Cette plante porte deux épis, dont l’un, brun, ressemble à un cigare de 15cm de long sur 2cm de diamètre.
Le roseau, dont le nom serait emprunté au germanique ( raus (jonc)peut atteindre 2m de haut.
Résistant au froid, il pousse dans des eaux peu profondes et se développe très vite.
LE TREFLE D’EAU : Un faux parent !!
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette plante herbacée ne fait pas partie de la famille du trèsfle porte-bonheur !!
Seule ressemblance : ces feuilles à trois lobes qui ont donné son nom issu du grec (triphullos : 3 feuilles).
Le trèfle d’eau, lui est de la famille des ményanthacées et développe des petites fleurs rose pâle bordées de longs poils blancs.
On le trouve dans les zones marécageuses, les étangs ou les bassins.
Ses feuilles s’élèvent de 15 à 50cm au-dessus de la surface de l’eau.
L’IRIS DES MARAIS : EMBLEME DES ROIS DE FRANCE !!
Ce n’est pas le Lys mais bien l’Iris des marais qui a inspiré l’emblème des rois de France !
En effet, selon la légende, Clovis aurait remporté la bataille de Vouillé en 507 grâce à ces petites fleurs jaunes.
En les repérant, il aurait conclu que la rivière qu’il approchait était peu profonde, ce qui permettait à ses troupes de la passer.
Louis VII, (1120/1180) reprit le motif de l’Iris sur les bannières des Croisés.
Il devint alors un symbole sous le nom de fleur de Loys, puis de fleur de Lys…..































